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Le Cuzoul de Gramat

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27 juin 2008

L'équipe pluridisciplinaire engagée autour de la fouille

 

Bruno Bosc-Zanardo

  • Archéodunum, UMR 5608 TRACES, Industrie lithique mésolithique

Laurent Bouby

  • CNRS, UMR 5059 CBAE, Carpologie

Laurent Bruxelles

  • INRAP, UMR 5608 TRACES, Géologie

Aude Chevalier

  • doctorante UMR ArScAn, Archéozoologie

Guilhem Constans

  • doctorant, UMR 5608 TRACES, caractérisation des matières premières lithiques

Jean-Claude Coustou

  • Professeur d’Histoire/géographie, Historique des fouilles

Bernard Gassin

  • UMR 5608 TRACES, Tracéologie

Auréade Henri

  • post-doctorante, UMR 6130 CEPAM, Anthracologie

Jean-Michel Lassure

  • UMR 5608 TRACES, UMR 5136 FRAMESPA, céramique médiévale et moderne

Benjamin Marquebielle

  • doctorant, UMR 5608 TRACES, Industrie osseuse

Laëtitia Pedoussaut

  • Hadès, UMR 5608 TRACES, mobilier antique

Sylvie Philibert

  • CNRS, UMR 5608 TRACES, Tracéologie

Guillaume Saint Sever

  • doctorant, UMR 5608 TRACES, mobilier Age du Bronze

Farid Sellami

  • Inrap, UMR 5608 Traces, géoarchéologie

Nicolas Valdeyron

  • MCF université Toulouse-Le Mirail, UMR 5608 TRACES, coordination générale 

Aurélie Zemour

  • post-doctorante, UMR 6130 CEPAM, Anthropologie biologique
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20 juin 2008

Problématique de la recherche

Le gisement du Cuzoul occupe une place historique dans la construction de la séquence chronoculturelle du Mésolithique français, au même titre que les gisements éponymes du Sauveterrien, fouillés par Coulonges sensiblement au même moment d'ailleurs. Depuis, ces différentes séquences ont été convoquées à de multiples reprises et par différents chercheurs, pour participer à l'élaboration de schémas et de modèles explicatifs souvent convergents, parfois nettement opposés. L'un des enjeux essentiels qui s'attache à la reprise des travaux réside donc dans la constitution d'assemblages, notamment lithiques, fiables et cohérents, assemblages à partir desquels pourront être réexaminées, complétées, confirmées ou infirmées les différentes hypothèses concernant l'origine, la filiation culturelle et le devenir de ces groupes pré-néolithiques continentaux. Au delà de l'intérêt de disposer enfin d'un référentiel régional crédible pour les ultimes sociétés de chasseur (qui viendra compléter celui récemment acquis aux Escabasses qui s'inscrit, lui même, dans le prolongement de la séquence de Fontfaurès), l'enjeu s'établit également à une échelle extra-régionale large, le Quercy se trouvant en position intermédiaire entre les ensembles méditerranéens nettement mieux connus et les ensembles atlantiques récemment revisités : dans cette perspective, la lacune à combler n'est donc pas seulement chronologique, elle est aussi spatiale et invite, naturellement, à placer le processus de néolithisation au cœur même des préoccupations et des interrogations. Un calage chronologique très précis des différents niveaux constituera, de ce point de vue, un élément absolument essentiel. Sans occuper la même place en terme d'enjeu de connaissance immédiate, les questions relatives aux modes de vie et aux pratiques économiques (considérées au sens large) seront également envisagées avec le plus grand sérieux, au moins à hauteur de ce que ce type de gisement à occupations multiples est susceptible d'apporter (peu de chance, par exemple, de pouvoir développer une approche palethnologique de l'habitat, sauf peut-être dans la doline).

Parallèlement à cette approche que l'on qualifiera de culturaliste, mais occupant dans notre esprit une place identique en terme de hiérarchie, une attention particulière sera accordée aux études paléoenvironnementales, avec une problématique très clairement axée vers la reconnaissance, la caractérisation et l'évolution, sur la longue durée, des marqueurs de l'anthropisation des milieux naturels. Là encore, la possibilité d'établir un référentiel régional fiable (au moins pour ce type de milieu) pour les débuts de l'Holocène semble pouvoir être offerte par le gisement et la perspective de comparaisons avec ce qui se fait dans d'autres régions (Pyrénées, retombée méridionale du Massif central notamment) apparaît des plus intéressantes. 

20 juin 2008

Nature, période et importance scientifique du site

Le gisement apparaît sous trois formes distinctes mais, probablement, complémentaires. Tout d’abord, c’est un gisement en abri naturel, avec une cavité caractérisée par une première salle vaste et spacieuse au fond de laquelle coule une source pérenne à laquelle un puits maçonné permet d'accéder. C'est ensuite un gisement d'abri, ou de pied de falaise, dans le prolongement direct de la galerie d'entrée. L'abri nord, le plus concave et le mieux protégé par l'auvent rocheux, est celui qui a été sondé par Lacam ; l'abri ouest ne semble pas avoir fait l'objet de travaux. C'est, enfin, un gisement de plein air, comme une tranchée ouverte dans la doline nous a permis de le constater en 2005.
La qualité des travaux de Lacam et Niederlender permet d'avoir une bonne idée de la séquence chronoculturelle, même s'il n'est pas possible d'être toujours catégorique. Dans l'abri et à la base du remplissage, peut-être mêlés, se trouvent vraisemblablement un (ou plusieurs) niveau épipaléolithique et un niveau (ou plusieurs) se rapportant à une phase ancienne ou moyenne du Mésolithique. L'essentiel de la séquence concerne ensuite le Mésolithique récent/final et vraisemblablement le Néolithique ancien, ce qui fait du gisement le gisement
de référence pour la période dans le sud ouest de la France (seul autre site comparable aujourd'hui, le gisement de La Poujade , dans l'Aveyron). Le sommet du remplissage appartient à un Néolithique certainement très évolué, des éléments plus récents (Age du Bronze et même Ier Age du fer) étant aussi présents.

01

20 juin 2008

Historique des recherches

Le gisement du Cuzoul est l'une des rares séquences de référence pour le Mésolithique dans le sud de la France, au même titre que Le Martient, Rouffignac, Montclus ou Châteauneuf. Le gisement fait même preuve d'une antécédence certaine dans cette hiérarchie, puisqu'il fut exploré dès 1923 par R. Lacam et A. Niederlender. Leurs premiers travaux ont porté seulement sur l'intérieur de la cavité et ont permis de reconnaître la présence, sous presque 2 m de sédiments, d'un unique niveau d'accumulation de matériel archéologique (niveau I des fouilles Lacam à l'intérieur). Il faut attendre 1927 pour que le secteur porche, dans le prolongement immédiat de la galerie d'entrée, soit à son tour exploré et que soit révélée une séquence archéologique nettement plus importante et intéressante : sur près de 2,60 m de profondeur, elle s'étale en effet depuis un ensemble qualifié d'Azilo-Sauveterrien (niveau I des fouilles Lacam) qui mélange vraisemblablement en fait différents niveaux, jusqu'à l'Age du fer (sommet remanié du niveau VII), en passant par plusieurs ensembles documentant le Mésolithique récent/final et/ou le Néolithique ancien.

coupe_abri_Lacam_1944

Coupe schématique à l'entrée de la cavité (in Lacam et al., 1944)


Le matériel recueilli lors de ces fouilles était jusqu’il y a peu réputé perdu : en réalité, il a été déposé au moins en partie (la collection Lacam, cédée par sa veuve) en 1980 au musée de Cabreret, où nous l’avons retrouvé en 2003. Il n'était jusque-là connu qu'au travers de l'excellente publication produite en 1944, en collaboration avec H. Vallois, dans laquelle il apparaît cependant sous forme de dessins peu soignés ou de photographies qui, tout en donnant une certaine idée des assemblages, restaient bien entendu insuffisants. Par ailleurs, J.Roussot-Larroque nous a signalé l’existence de séries provenant du gisement et qui seraient conservées à Paris à l’IPH.

Depuis ces travaux pionniers, aucune autre intervention n'a été menée dans le cadre d'une opération autorisée, de telle sorte que les données publiées dans la monographie de 1944 (auxquelles s'ajoutent quelques autres notices) sont les seules disponibles.

En 2005, nous avons réalisé une première intervention sur le gisement, dans le cadre d’une opération programmée annuelle financée par le ministère de la Culture, opération renouvelée dans le même cadre en 2006. Les données acquises et les perspectives qui s’en dégageaient ont permis de passer à une opération programmée triannnuelle, entamée en 2007.


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R. Lacam devant l'entrée de la cavité (in Lacam et al., 1944)

20 juin 2008

La campagne 2009 : le terrain

Après deux campagnes probatoires et deux années de triennale qui ont permis de préparer le gisement (cf. rapports 2005, 2006, 2007 et 2008) et de commencer à fouiller les premiers niveaux en place, cette année 2009 se marquera par une intensification des travaux  Ils porteront à la fois sur l’intérieur de la cavité (exploration du sondage 1 ouvert en 2006) et sur l’extérieur (coupe "A"  et coupe "Sud", sur les parois de l'ancien sondage Lacam, et secteur "Porche" qui correspond quant à lui au témoin fameux des fouilles Lacam).

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Le sondage 1 en cours de fouille (09/2007)

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Sondage Lacam, coupe A, foyers 2c, 3 et 4 (08/2007)

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Le secteur porche : la coupe Est enfin dégagée (08/2007)

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20 juin 2008

La campagne 2013 : données générales

La campagne 2013 se déroulera du lundi 22 juillet au dimanche 18 août

Fichiers à télécharger :

Infos fouilleurs 2013

Alvignac : lien vers le site de la mairie d'Alvignac avec cartes de localisation

Alvignac : trouver l'école ...

Plan Cuzoul Hameau + Grotte

 

Le logement se fait sous tente (amenez votre matériel (tente, sac de couchage, couverture ...) : si problème, contactez moi), dans le jardin de l’école publique maternelle d’Alvignac. Nous disposons cependant de locaux en dur, avec cuisine et WC, salle à manger et pièce annexe où nous installons le laboratoire : en cas de mauvais temps, un repli est donc toujours possible. Vous n’avez rien à payer bien entendu, mais je ne peux pas prendre en charge vos frais de déplacement. Par contre, je prends une assurance qui couvre tout ce qui peut arriver sur le chantier et autour des activités liées à la campagne.

Vous participerez à l’ensemble des activités, sur le terrain (fouille, relevé, tamisage…) comme dans le laboratoire (lavage, marquage, tri et classement…). Par ailleurs, je vous rappelle que la vie en groupe suppose une participation pleine et volontaire aux diverses taches ménagères qui s’y rapportent : c’est vraisemblablement l'un des points le plus important, l'un de ceux vis à vis desquels je suis le plus exigeant … Une journée de repos par semaine, au moins en théorie …

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20 juin 2008

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